Il avait un regard "avisé sur la femme active", "Il avait prévu avec précision les changements et a fait bouger le monde. C'est l'empereur du monde de la mode", a commenté pour l'AFP le couturier japonais Jun Ashida.
"Il était mon idole, un modèle à suivre, à la fois pour sa créativité et ses vêtements, (...), mais aussi pour sa propre élégance personnelle", a déclaré le couturier français Jean Paul Gaultier
Pour l'Italien Giorgio Armani, il était "le plus grand styliste de notre époque". Valentino a salué un "grand" à l'"imagination sans bornes" et au style "inégalable".
"Nous savions tout de lui tellement nous l'avons étudié. Ses créations étaient toutes d'actualité, surtout ce jeu masculin-féminin : Yves Saint Laurent a été le premier à rendre sexy pour une femme le costume masculin", ont souligné les stylistes italiens Domenico Dolce et Stefano Gabbana, avouant s'être "inspirés de lui tant de fois".
"Saint Laurent parvenait à la perfection dans tout ce qu'il faisait", selon la styliste britannique Vivienne Westwood.
C'était un "génie", une "icône", pour l'Australienne Collette Dinnigan, dont les robes sont portées par, entre autres, les actrices Nicole Kidman et Cameron Diaz.
Pour le styliste britannique Alexander McQueen, c'était un "pur génie et un homme que j'ai toujours vénéré et essayé d'imiter".
La presse a souligné combien Saint Laurent avait accompagné l'évolution de la société et répondu aux besoins des femmes actives de porter des vêtements confortables et élégants à la fois.
Le quotidien milanais Corriere della Sera a salué un "innovateur qui a su offrir une nouvelle liberté à la femme avec des vêtements entrés dans l'histoire comme le tailleur-pantalon, la saharienne et le smoking".
Des grands quotidiens nationaux aux tabloïdes, la presse américaine unanime a rendu hommage à "YSL", "géant de la couture pendant 45 ans", a écrit le New York Times.
"Il a donné à la femme élégance et cohérence à un moment où la mode, tout comme le monde, sombrait dans le chaos", considère le quotidien britannique The Times.
"Le style Saint Laurent était l'expression d'un changement social : il a suscité la polémique en 1968, une année de révolution à Paris, en estimant que les femmes devraient porter des pantalons tous les jours", relève le Financial Times.
Pour le tailleur-pantalon, la candidate à l'investiture démocrate aux Etats-Unis "Hillary Clinton a sans aucun doute des raisons de lui être reconnaissante", poursuit le quotidien économique.