"Nous avons dispersé les cendres dans la roseraie de sa maison privée car il y venait beaucoup depuis trente ans, a expliqué Pierre Bergé, son compagnon, très ému. Nous avons élevé une stèle à sa mémoire au Jardin Majorelle car Yves Saint Laurent, avec moi, lui avons redonné vie alors qu'il devait être détruit pour devenir un hôtel".
Mercredi matin, quelques dizaines de personnes, parmi lesquelles des personnalités comme les anciens ministres français de la Culture Renaud Donnedieu de Vabre et Jack Lang, ou encore la présentatrice de télévision Claire Chazal, mais aussi d'anciens employés, des infirmiers qui avaient soigné le couturier jusqu'à son dernier souffle et même son chien "Moujik", avaient atterri à l'aéroport de Marrakech.
Ils s'étaient rendus aussitôt dans des cars jusqu'à la maison de l'artiste. Là, chacun avait pris une poignée de cendres pour la disperser dans la roseraie avant de se diriger vers une colonne grise où, sur la base, avait été collée une plaque de marbre blanc avec ces mots: "Yves Saint Laurent, couturier français, Oran 1/8/1936 - Paris 1/6/2008". Un grand moment d'émotion.