Organisée par le centre culturel arabe Wallonie-Bruxelles, cette manifestation a pour ambition de faire revivre la tradition séculaire des Salons Littéraires arabes où poètes et compositeurs attirent l’écoute attentive de leur public.
Une vingtaine de jeunes auteurs, artistes, poètes et journalistes originaires du monde arabe animeront des conférences et tables rondes articulées autour de la thématique centrale.
Deux grands panels en langues arabe et en français verront la participation de figures talentueuses de la littérature africaine et arabe notamment Ahmad Al-Malik (Soudan), Siham Bouhlal, Issa Aït Belize, Mohammed El Mezdioui, Yassin Adnan (Maroc), Karim Abid, Selim Matar, Samuel Shimon (Irak), Saleh Diad (Syrie), Lamyae Makaddam (Tunisie) et Sadek Abou Hamed (Palestine).
Des lectures poétiques ainsi que des concerts de musique de Mésopotamie figurent au programme du Salon.
Pour Taha Adnan, poète marocain et directeur du salon littéraire, cette rencontre est devenue une tradition à Bruxelles. Elle est une consécration de la richesse de cette capitale européenne multilingue et multiculturelle.
Convaincu de la qualité des créations littéraires et artistiques des écrivains arabes migrants, le salon littéraire est un excellent lieu de valorisation de cette littérature diasporique, a-t-il expliqué, dans une déclaration à la MAP. Il se veut un espace privilégié de dialogue pour des
écrivains arabes de la diaspora, toutes générations et expériences confondues.
Ce Salon, selon lui, offre ainsi l’occasion de mettre des écrivains en valeur à travers des rencontres, récitals de poésies, lectures de nouvelles et conférences-débats autour de leur vie entre deux patries : «Patrie réelle (qui peut être le pays d’origine, ou le pays d’accueil, ou les deux à la fois) et patrie imaginaire qui est propre à leur créativité et qui ne peut se construire qu’à travers la très vaste patrie de l’écriture… Une patrie sans frontières aucunes ».
Quant au choix du thème, Taha Adnan affirme, qu’il peut s’agir à la fois du déplacement physique, du déplacement de l’angle de vue, du déplacement des priorités, avec la perte et la découverte qu’entraîne le mouvement… la poésie n’est elle pas en elle-même un jeu de « déplacements » ? dira-t-il.