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Les célèbres conteurs de la place Jemaâ El Fna en voie d'extinction

AFP

Marrakech : Les fameux conteurs de la célèbre place Jemaâ El Fna de Marrakech, espace culturel classé en 2001 par l'Unesco parmi les chefs-d'oeuvres du patrimoine oral et immatériel de l'humanité, sont en voie de disparition.


Les célèbres conteurs de la place Jemaâ El Fna en voie d'extinction
"Le destin des conteurs, c'est l'extinction", déclare sans ambages Abdelhay Nafiî, responsable de "l'Association des professionnels de la halqa pour le spectacle et le patrimoine". La halqa désigne le cercle des spectateurs autour du conteur.

"Les maîtres conteurs sont morts, et ce qu'on raconte aujourd'hui, c'est les légendes de la fin des temps", dit ironiquement un nostalgique vendeur de brochettes, d'une soixantaine d'années.

Le fumet des grillades attire en début de soirée les touristes marocains et étrangers transformant cet espace multicolore créé au XVIe siècle en un gigantesque restaurant à ciel ouvert.

Les cartomanciennes, les charmeurs de serpents, groupes de musique afro-musulmane "Gnaoua", les prestidigitateurs, guérisseurs, dresseurs de singes et marchands de toutes sortes de boissons, potions et parfums s'y pressent.

Mais point de conteurs. "Nous en voyons un quelquefois, un seul, qui tient sa halqa devant Café France mais aujourd'hui il n'est pas venu", indique au journaliste de l'AFP un marchand de jus d'oranges, scrutant la place du haut de son siège.

"En 1970, il y avait 18 conteurs, aujourd'hui, il n'en reste plus que sept", se lamente Mohamed Bariz (49 ans), l'un des derniers survivants.

Barbe grisonnante, grosses lunettes optiques, ce formidable narrateur des Mille et une nuits et des grandes épopées arabes avoue ne se rendre que très rarement à Jemaâ El Fna, où il s'installe en général pour "expérimenter des adaptations orales de textes littéraires contemporains".

"La télévision, notamment les dessins animés, remplacent les contes que les parents racontaient lors des veillées à leurs enfants, et qui les faisaient rêver", dit-il. "Les jeunes ne veulent pas prendre la relève: ce métier est ardu à apprendre et rapporte peu. C'est beaucoup plus dur que le chant ou la percussion car il faut capter l'attention des auditeurs avec les mots", explique-t-il.

Une polémique a opposé certains conteurs à la mairie de Marrakech, par voie de presse, sur de supposées "primes" de l'Unesco destinées à être versées aux conteurs.

"Nous gagnions bien notre vie avant que l'Unesco s'intéresse à cette place, car après chaque épisode d'un conte, le public se montrait généreux.

Maintenant, ils nous rétorquent: +vous êtes payés et par l'Unesco et par la mairie+", indique le conteur.
Or, aucune rémunération n'a été attribuée, assure à l'AFP Philippe Queau, directeur du bureau de l'Unesco à Rabat. "Nous n'avons accordé aux conteurs aucune subvention d'ordre pécuniaire. Ce que nous avions financé, ce sont des opérations pédagogiques dans les écoles de la région de Marrakech, auxquelles certains conteurs ont participé à titre individuel", précise-t-il.

"L'Unesco est très intéressée par la préservation du patrimoine immatériel de la place Jemaâ El Fna", affirme Queau. "Mais les mesures de protection, c'est à l'Etat marocain de les prendre, et à sa demande, nous pourrions intervenir à un niveau technique", poursuit-il.

Pour le conteur Mohamed Bariz, si l'on veut sauver cet art séculaire, il faut créer une école pour former de jeunes conteurs et leur octroyer un "salaire mensuel symbolique" et une couverture médicale.

Jeudi 05 Juin 2008
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1. Posté par Moulay abdallah ALAOUI le 07/06/2008 03:41
A mon avis il faut que les professionnels radins du tourisme de Marrakech passe à la caisse et débourser 0,50 dhs pour ces conteurs . Je ne cible pas les hôteliers,les agents de voyages ou bien les transporteurs . Je cible aussi les restaurateurs ,les cafetiers sur la place qui gagnent des millions de dirhams sans débourser quoi que ce soit pour cette poule d'or qu'est la place Jaâm el fna. je cible aussi les gargotiers qui se font beaucoup de frics sur le dos de ces misérables animateurs de la Place Jaâm El fna .

Sans oublier nos fameux élus qui profite aussi de cette manne de la place . Je ne parle pas des autorisations octroyées à ces profiteurs . Faite une enquête et vous saurez qui est vraiment le gagnant de la cagnote Place Jaâme El Fna .

J'étais pour que chaque photographe qui prend une photo sur la place et qui la diffuse qu'il paye au moins un dirham. Des millions de personnes chootent des milliers d'images et surtout les pros . Au moins une "sadaka" pour ces artistes ,si on peu dire .

le problème pourra être réglé ,mais ce qu'il faut cest la volonté et l'intégrité surtout .


http://www.fotossima.com

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