Nicole de Pontcharra : Une russe chez elle à Marrakech
Maati Kabbal
Maati Kabbal (Paris) : Au moment de la révolution russe de 1917, c'était l'époque de l'exode permanent des familles russes.
Nicole de Pontcharra
Les unes s'installaient dans le voisinage, les autres préféraient tourner à jamais la page, et partaient loin, emportant une nostalgie chevillée à la mémoire et au corps.
La famille Postnikoff en ont fait partie. Mais il ne faut pas croire que les pays d'accueil étaient des paradis. Installée à Lyon, la famille subit de plein fouet les affres de la guerre.
Il y a le père qui travaille pour le STO (service du travail obligatoire), et se retrouve en Silésie. La mère, pianiste,assure aussi des cours dans un institut pédagogique. Comme si elle appliquait des caresses, Nicole de Pontcharra brosse avec amour les traits subtils des membres de sa famille, une famille unie malgré les peines, les peurs et le spectre de la guerre qui finit par ramper vers l'Europe.
Après la mort de la mère, abattue par un soldat allemand, les deux sœurs se retrouvent prises dans la nasse de la guerre avant d'être prise en charge par la Croix rouge. Ce jour là est un « jour noir, jour sans jour, jour hors de tout. Nous avons basculé. Mais où ? Notre mère est partie. Notre père n'est toujours pas là ». Trimballées, les filles n'étaient guère heureuses jusqu'au jour où arriva la lettre de tante Catherine annonçant son désir de les faire venir près d'elle au Maroc , à Marrakech plus précisément.
Catherine était un personnage haut en couleur, une femme audacieuse qui faitt penser à Isabelle Eberhard. Le voyage fut long pour arriver à destination. Et c'est au cœur de la vieille Médina, tout près du palais Bahia que les deux sœurs s'installent et non pas dans le quartier européen du Guéliz.
Une fois à la place Jemâa El Fna, reflue le tempo de la ville avec son sirocco, ses bruits, son peuple pressé : « il pleut de la lumière à travers les roseaux couvrant de la rue ». A Marrakech, auprès de la tante, les deux filles entament une seconde naissance en fréquentant la communauté des européens intellectuels et artistes vivant dans la médina et se mélangeant aux marocains.
Irina aime Omar, ce qui lui vaut un ordre d'expulsion vers la France. Elle avait enfreint la règle de la séparation des communautés. Après le Baccalauréat, Victoria part étudier à Rabat où elle assiste au déclenchement de la guerre de résistance. Cette fois-ci l'héroïne n'a plus peur, elle se sent dans un pays qui est le sien et dont elle épouse les espérances.
Nicole de Pontcharra est restée fidèle à son amour pour le Maroc, les multiples et différentes manifestations qu'elle a coordonnées en sont une preuve éclatante. Dans ce récit plein de verve, se dégagent les effluves du sirocco de l'adolescence, la douleur de l'exil d'une russe qui finit par se sentir chez elle à Marrakech et au Maroc.
Nicole de Pontcharra, Une enfance sirocco. Ed : Non lieu. 141 pages. 13€
cette personne est le type même d'une France colonialiste et paternaliste, nous les marocains nous sommes bon qu'a s'abreuver de ses écrits, madame nicole tient le haut du pavé dans tt les salons literaires où il est question du maroc et des marocains...ça suffit passe la main et part la tète haute tant qu'il est temps
2. Posté par
M.R. le 14/11/2007 15:55
C'est la première fois que j'interviens dans ce forum. les propos injurieux qui viennent d'être écrits sur Nicole De Pontcharra sont inadmissibles. Cette dame a beaucoup donné au Maroc, à ce pays qu'elle a toujours aimé et qu'elle continue d'aimer ! Quiconque a un tant soit peu côtoyé Nicole ne peut ne pas être admiratif de son immense générosité pour les choses de l'art et de la culture et plus particulièrement ce qui porte sur le Maroc.
Cessez donc d'injurier, ayez plutôt le sens du respect et surtout de la responsabilité face au don qui nous est accordé par des personnalités comme Nicole De Pontcharra !
Inutile de m'étaler, je dois juste remercier vivement Maäti Kabbal pour avoir rédigé ce beau papier sur Nicole De Pontcharra. Que sa générosité intellectuelle demeure intarissable et qu'elle continue à nous irriguer...
M.R.
3. Posté par
Henri Michel Boccara le 15/11/2007 11:16
Nicole de Ponchara parle de notre pays avec sensibilité, tendresse, avec l'intelligence de ceux qui aiment. La langue qui est la sienne, à la fois simple et raffinée, exprime son bonheur de vivre ici. Est-ce cela que certains ne lui pardonnent pas ? Elle parle du passé, d'un passé qui fut "colonial", sans doute (mais ne fut-il que cela ?). Est-ce pour magnifier les hauts faits de la colonisation que Nicole prend la plume ? Bien au contraire. Toujours à l'écoute des humbles, elle a su dire son émotion et nous la faire partager. Nous devons la remercier de nous l'offrir une fois encore en partage. Bonne route à son livre
4. Posté par
bamboula le 24/11/2007 01:56
Evidement Monsieur M.R est le premier à aller à la soupe ..des renvois d'ascenseurs bien utils
5. Posté par
vick de france le 26/11/2007 14:36
c 'est des gens comme ca ca qui font la richesse de notre pays et non pas des des gens à la critique stérile et n'aime pas se mélanger!!
Vive le maroc vive marrakech et bien venu au monde entier.
6. Posté par
M.R. le 27/11/2007 00:06
"La critique - surtout la stérile, comme vient de pointer avec pertinence vick de france - est facile, l'art difficile !" dit l'adage.
Nous n'avons que faire des esprits étriqués qui ne savent nourrir que dénigrement, haine et rejet.
Alors, oui, que toutes les sensibilités, toutes les intelligences du monde viennent au Maroc, qu'elles nous éluminent de leurs éclats, nous enrichissent de leur beauté !
M.R.
7. Posté par
yad le 27/11/2007 00:47
C'est vraiment incroyable :
au lieu de lire ce qui est écrit et proposé à la lecture, pour le critiquer, s'il y a lieu, en bien ou en mal, vous vous attaquez à la personne. Madame de Pontcharra est présentée ici en tant qu'écrivaine. Vous pouvez donc lire son livre et vous attaquez à son écriture, mais pas à sa personne ! C'est honteux.
Notre pays a ,en effet, besoin de toutes celles et ceux qui peuvent l'enrichir de quelque manière que ce soit ! Lisons, critiquons, mais soyons ouverts et respectons-nous les uns les autres.
8. Posté par
paolo le 27/11/2007 18:27
L'ignorance (pas de connaisance) de Farid Be cet incroyable...(comme ce la de bamboula) Personne comme Madame de Pontcharra fait vraiment la richesse de le Maroc...pas personne comme vous.
Parlez encore aujordhui de "colonialiste" cet ridicule! Mais peu etre que cet personnes ils ya rien a dire..
Merci a l'ecrivaine pour son livre et bon courage.
Desolé pour mon françaises, je suis italienne.
9. Posté par
abdessamad boussacsou le 28/11/2007 17:56
j'aime la poésie de mohamed belhachmi(mechmacha) c'est grace a lui que j'ai entendu parler de nicole de Ponchara avec beaucoup de bien-avis de poete- moi je dirai rien avant la lecture du recit de Madame DEPONTCHARRA ......... MES RESPECTS.
J'espère que Madame Du Port de Pontcharra prendra connaissance de mon message.
J'ignorais ses affinités avec le Maroc, la raison en est bien simple, je garde d'elle un souvenir merveilleux, celui d'un petit garçon de 10 ans, fasciné par tant de grâce et de gentillesse, et avant tout amoureux de Nathalie, sa fille... Nous sommes à Puygiron en Juillet 1969.
Je m'empresse d'acheter le livre.
NB: Merci de lui transmettre si possible mon adresse; J'aimerais tant reprendre contact.
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