« C’est une nouvelle étape dans le processus de coopération » entre les deux continents déjà entamé à Abuja au Nigeria (novembre 2006), a estimé Le Premier ministre marocain, Abbas El Fassi, dans un discours lu en son nom.
Le responsable chérifien a mis l’accent sur la volonté des deux régions à aller de l’avant pour réaliser « nos attentes légitimes » en matière de développement durable surtout que le volume des échanges entre les deux entités ne dépasse guère 0,11 pour cent du commerce mondial et reste, par conséquent « en deçà des aspirations».
Les investissements, quant à eux, se fixent à 10,9 pour cent seulement au niveau mondial, a déploré El Fassi qui a noté que le développement durable dans les deux régions est tributaire, entre autres, de l’intégration Sud-Sud.
Initiée par les ministères marocains du Commerce extérieur et des Affaires étrangères, cette conférence se veut la première mise en application des mécanismes de suivi prévus, au niveau ministériel, par le Plan d’Action d’Abuja (Nigeria en novembre 2006).
Selon ce plan, la conférence devrait baliser la voie à l’harmonisation des positions sur les questions de commerce international et la coordination des positions sur les questions commerciales bilatérales et multilatérales.
Parmi les ambitions de ce rendez-vous intercontinental figure également la mise en chantier des mécanismes d’accroissement du commerce interrégional entre l’Afrique et l’Amérique du Sud notamment les accords des échanges préférentiels entre les pays des deux régions.
Selon les organisateurs, la Conférence de Marrakech constitue le point de départ d’un partenariat commercial entre les pays d’Afrique et d’Amérique du Sud.
Après l’ouverture, les représentants des 65 pays, 53 d’Afrique le reste étant de l’Amérique du sud, se sont réunis à huit clos pour discuter notamment des projets de déclaration et de plan de Marrakech qui devraient sanctionner ces travaux.